« Lefigaro.fr/international » a publié, le 4 septembre 2014, un article relatif à l’ESPT (état de stress post traumatique), reproduit ci-après :

(http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/04/01003-20140904ARTFIG00330-des-veterans-du-vietnam-pourraient-se-voir-reconnaitre-le-stress-post-traumatique.php)

Des vétérans du Vietnam pourraient se voir reconnaître le stress post-traumatique

Le Pentagone va étudier les dossiers de militaires renvoyés de l’armée pendant la guerre du Vietnam, en admettant souffraient à l’époque du trouble de stress post-­traumatique liés au combat. Des milliers de vétérans du Vietnam pourraient obtenir réparation plus de 40 ans après la fin du conflit. Le Pentagone va réexaminer les dossiers de certains anciens combattants de la guerre du Vietnam, renvoyés de l’armée et qui sont susceptibles d’avoir souffert à l’époque du trouble de stress post-­traumatique (TSPT). L’armée américaine reconnaît aujourd’hui le TSPT comme un trouble pouvant être diagnostiqué. Mais à l’époque de la guerre du Vietnam, ces traumatismes psychologiques liés au combat n’étaient pas pris en compte au sens médical par le Pentagone.

S’ils arrivent à prouver qu’ils souffraient du TSPT durant leur temps de service, les soldats concernés pourraient faire modifier les documents de leur expulsion et se voir accorder de façon rétroactive le statut de «renvoi honorable». Une reconnaissance symbolique, mais aussi la porte ouverte à des indemnisations. Cette décision fait suite à une «class-­action», une action en justice de groupe, fréquente aux Etats-­Unis. Elle a notamment été menée par une association de défense des vétérans, la Vietnam Veterans of America.Selon le New-­York Times, sur les 250.000 soldats renvoyés de l’armée à l’époque de la guerre du Vietnam, 80.000 souffriraient de TSPT.

Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense -­ lui-­même vétéran du Vietnam -­ a salué la décision, affirmant que c’était «la bonne chose à faire». Il est . La décision «reflète notre engagement envers ceux qui ont servi notre pays en temps de guerre plusieurs décennies en arrière», a-­t-­il ajouté.

Le TSPT, une reconnaissance assez récente

Le trouble de stress post traumatique a été intégré au Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM) américain en 1980 (ouvrage controversé, mais qui fait référence pour l’armée américaine), et reconnu comme maladie par l’Organisation mondiale de la santé en mai 1992.

En France, il est reconnu par un décret publié le 10 janvier de cette même année. Ce décret détermine les règles et barèmes évaluant les blessures psychologiques de guerre pour les armées françaises. Et ouvre la voie à des réparations.

Véronique de Tienda-­Jouhet, avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit des pensions militaires d’invalidité, utilise beaucoup ce décret dans le cadre de son activité. «En 2014, un soldat ayant fait la guerre d’Algérie peut faire une demande d’indemnisation pour un TSPT. Le décret est rétroactif, mais uniquement à partir du moment où la personne concernée fait la demande. Si le dossier est validé cette année, l’indemnisation se fera à partir de là, pas avant», explique-­t-­elle.

Depuis un an, une permanence téléphonique, baptisée Écoute Défense, a été mise en place par les services de l’armée. Sur les 330 appels déjà reçus (chiffres de février 2014), 5 % provenaient d’anciens combattants d’Indochine ou d’Algérie.

Signé Akhillé Aercke

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